Le Miel

Publié par Catherine Kluger le

Nos Granola ne sont composés que de flocons d'avoine, de miel, d’huile de colza, d’oléagineux (amandes, noisettes, noix de cajou, …), de graines, d’épices … et rien d’autre !

Tous nos ingrédients sont BIO et soigneusement sélectionnés par nos soins pour leurs intérêts nutritionnels, organoleptiques mais aussi en fonction de leur provenance géographique et dans le respect de la naturalité. Ainsi, nos produits ne contiennent pas de substances controversées ni d’additifs !

Le miel, un ingrédient connu et reconnu, est de plus en plus consommé pour ses nombreuses vertus médicinales.

La relation entre l’Homme et les abeilles ne date pas d’hier ! Des peintures préhistoriques datant de 5 à 10 000 ans avant J-C ont été retrouvées sur les parois de la grotte de l’Araignée près de Valence en Espagne ; elles montrent l’Homme pratiquant la cueillette d’essaims. (BALLOT-FLURIN, 2013)

C’est sur des tablettes mésopotamiennes datant de 2100-2000 avant J-C que le miel est mentionné pour la première fois comme un médicament ou bien un onguent. C’est la première trace écrite trouvée qui fait référence au miel ! (BANSAL et al., 2005) (BOGDANOV et al., 2008)

D’après le papyrus d’Ebers sur les préparations de médicaments pour toutes les parties du corps humain écrit à Thèbes et datant du 16ème siècle avant J-C, plus de 500 préparations à base de miel étaient utilisées pour traiter les blessures mais aussi certaines maladies du tube digestif, rénales ou encore oculaires. Ces préparations pouvaient se présenter sous la forme de pilules, d’onguents, de décoctions ou de pansements. Les Égyptiens se servaient du miel mélangé à de la propolis pour embaumer les morts et les empêcher de se putréfier (VIEL et al., 2003).

Quant à Hippocrate (460-370 avant J-C), le « père » de la médecine, il conseillait la consommation de miel pour prolonger l’existence et la vigueur.

Le miel fut également le premier aliment « sucré » de l’Histoire avant la découverte de la canne à sucre. (HOYET, 2005)

  

Composition du miel

Généralement, le miel est composé de 17% d’eau, de 79,5% d’hydrates de carbone et de 3,5% d’autres particules. Il peut y avoir d’autres composants en fonction de l’environnement dans lequel le miel a été récolté. (BALAS, 2016)

Le miel renferme principalement deux sucres : le glucose et le fructose. Le miel renferme beaucoup de vitamines et de minéraux mais ils ne permettent pas une bonne couverture des apports journaliers recommandés. (ASSIE, 2015) 

Aujourd’hui, la composition du miel répond à des critères bien établis et est vérifiée par des analyses physico-chimiques.

Consommé raisonnablement dans l’alimentation, le miel possède de nombreux bienfaits tels qu’une activité antibactérienne, antisfongique, antimicrobienne, antiinflammatoire, anti-oxydante et une stimulation du système immunitaire.

 

L’activité antibactérienne du miel

Le miel possède une action antibactérienne directe très efficace. D’après de nombreuses études, le miel favoriserait la cicatrisation de plaies quel que soit leur type : profondes, étendues, nécrosées, surinfectées…. Le Professeur Bernard Descottes, chirurgien de l’hôpital de Limoges, a dans les années 80 utilisé pour la première fois le miel dans ses protocoles de cicatrisation.

Les sucres ont une activité antibactérienne par leur pouvoir d’abaissement de l’activité de l’eau (MOLAN, 1992). Les sucres du miel et les molécules d’eau ont une forte interaction, il y a donc très peu d’eau disponible pour le développement de microorganismes. Le miel a néanmoins un pouvoir antibactérien supérieur à celui du sucre et celui-ci serait dû à d’autres composés du miel qui empêchent les microorganismes de se développer. Ainsi, d’autres facteurs antibactériens dans les miels ont été découverts : flavonoïdes (TAORMINA et al., 2001), acides phénoliques (DIMITROVA et al., 2003) (WAHDAN, 1998).

De plus, les sucres du miel améliorent localement la nutrition de la plaie. En effet, les cellules impliquées dans le processus de cicatrisation (macrophages et fibroblastes) ont une nouvelle source d’énergie avec ces sucres ce qui va contribuer à leur bon fonctionnement.

Le pH du miel variant entre 3 et 6, il favorise l’activité fibroblastique et permet d’inhiber le développement de nombreux microorganismes pathogènes. (HOYET, 2005)

Le miel qui est plus ou moins visqueux créé une barrière protectrice autour de la plaie et empêche la surinfection de la lésion, c’est une propriété dite mécanique. Il a également été remarqué que le miel appliqué sur une plaie avait un effet désodorisant. (HOYET, 2005)

Néanmoins, l’activité antibactérienne est variable et dépend de : la concentration en miel, l’origine florale, l’acidité, la quantité de peroxyde d’hydrogène produite, l’action de la catalase, la durée de conservation, la chaleur qui détruit l’activité du miel, la lumière et principalement celle provenant directement du soleil. (BALAS, 2016)

  

L’activité anti-inflammatoire du miel

Une étude sur le rat a montré que l’ingestion de miel, dans le cadre de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, réduirait l’inflammation. Le miel aurait un effet sur la production de radicaux libres qui agissent sur l’inflammation des tissus. (BALAS, 2016)

D’après d’autres études, il y aurait moins de leucocytes associés à l’inflammation du tissu lors de l’application du miel sur une plaie et donc une diminution de l’inflammation. Ce n’est donc pas seulement une résultante secondaire de l’action antibactérienne mais un effet anti-inflammatoire direct (BITTMANN et al., 2010). Ainsi, la douleur inflammatoire peut être atténuée par le miel (VIUDA-MARTOS et al., 2008). (MOLAN, 2001)

Le miel permet également de stimuler le système immunitaire notamment en initiant la multiplication des lymphocytes T et des lymphocytes B, des leucocytes de la famille des globules blancs (ABUHARFEIL et al., 1999).

Le miel stimulerait la libération de cytokines par les monocytes ; qui sont les acteurs de la réponse immunitaire en cas d’infection (TONKS et al., 2001).

D’autres études ont rapporté que le miel fournirait du sucre aux macrophages leur permettant de produire du peroxyde d’hydrogène, une des principales composantes de leur activité antibactérienne mais aussi de favoriser la glycolyse (principale réaction de production d’énergie) dans le macrophage. Il va par la suite pouvoir éliminer les cellules mortes dans les tissus lésés. (BALAS, 2016)

 

L’activité anti-oxydante du miel

Le stress oxydatif, un déséquilibre entre la production de radicaux libres et le système de défense antioxydant joue un significatif dans l’apparition de nombreuses maladies. L’ADN cellulaire peut être agressé par les radicaux libres ce qui peut générer des cancers, perturbations métaboliques, mais aussi accélérer le vieillissement tissulaire et cérébral.

Les polyphénols (principalement flavonoïdes, acides phénoliques et dérivés des acides phénoliques), un groupe de composés importants dans le miel, lui confèrent un important pouvoir antioxydant. En revanche, les capacités anti-oxydantes du miel dépendent de nombreux facteurs tels que la source florale du nectar butiné, la saisonnalité, les facteurs environnementaux (type de sol, climat, …), des facteurs génétiques. (BALAS, 2016)

Le miel possède également une activité anti-oxydante via le peroxyde d’hydrogène qui va induire la séquestration des ions métalliques, tels que le fer, le cuivre et constitue un important système antioxydant (BENHANIFIA et al., 2011).

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